Place et valeur du travail en islam
Il est des temps où les repères professionnels vacillent et où le sens du travail suscite de nombreuses interrogations. Alors, la nécessité de se référer aux valeurs de la foi musulmane s’avère capitale pour en redécouvrir la véritable portée. Ainsi, le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB) a réalisé un entretien avec l’imam Tiégo TIEMTORE dans l’émission Djama Béog Néré.
Le musulman est un citoyen à part entière, vivant au sein de la cité aux côtés de ses pairs, hommes et femmes. Conformément aux principes de l’islam, il doit participer activement au développement de la société, où le travail constitue un pilier fondamental. Car le travail constitue une activité légale mais bénéfique permettant au croyant de subvenir à ses besoins et de contribuer au bien-être de la communauté. Par ailleurs, il incarne une dimension spirituelle profonde puisque loin d’être une simple contrainte, le travail devient une forme d’adoration. Un labeur accompli avec soin équivaut, selon la tradition musulmane, à l’accomplissement d’une prière de deux rakates. Un musulman rentrant chez lui, épuisé par son travail quotidien, ses péchés tombent comme les feuilles mortes d’un arbre. Ainsi, le travail ne saurait être réduit à une routine mécanique. A rappelé l’imam TIEMTORE au cours de l’entretien.
Cependant, l’imam a alerté sur le taux préoccupant de chômage au Burkina Faso. Il souligne que lorsque les besoins fondamentaux restent insatisfaits, les populations – notamment les jeunes – peuvent se retrouver en marge de la société, exposées aux dérives telles que la délinquance, le vol ou même les mouvements extrémistes qui exploitent ce désespoir pour vendre des illusions. D’où l’urgence de créer des opportunités d’emploi, favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et préparer des générations responsables et engagées.
N’hésitez surtout pas à vous délecter de ce pur nectar servi par l’imam Tiégo TIEMTORE sur :